Culture

MAM St. Etienne: Denis Oppenheim, Gianni Dessi et Chung Sang Hwa.

 

Le musée d’art moderne de St Etienne accueillait, il y a peu, certaines oeuvres de Dennis Oppenheim, Gianni Dessi ou encore Chung Sang Hwa, pour ne citer qu’eux.

Vous pourrez voir 7 panoramiques de ces prestigieuses expositions.

Les musiques , quand elles sont présentes, sont là à titre d’exemple.
Vous pouvez les arrêter quand bon vous semble.


Vous pouvez à tout moment accéder à des vues différentes de la pièce visitée en effectuant un clic droit sur n’importe quelle partie de la pièce.
En promenant votre pointeur, vous remarquerez des “hotspots” de formes ou de couleurs différentes. Ces “hotspots” vous indiqueront fenêtres contenant des vidéos ou des photos… des renseignements sur l’artiste ou sur l’oeuvre ou l’endroit.
Il suffit de cliquer à nouveau dessus pour les refermer.
Certains de ces “hotspots”  vous permettront de passer d’une pièce, ou d’un site, à l’autre.
Une pile de miniatures se trouve à en bas à gauche de votre écran, vous permettant également de passer d’un endroit à un autre.
Les visites virtuelles, qui sont optimisées pour les navigateurs Safari, Chrome et Firefox,  sont supportées par les systèmes Apple, Linux et Windows, mais également par l’iPhone 4, l’iPad 2 et certains Blackberry.
Vous trouverez les liens vous y menant ci-dessous.

Bonne promenade.

 

 DENNIS OPPENHEIM: jeux éclectiques

Il ne verra malheureusement pas l’exposition que lui a consacré le musée d’Art moderne de Saint-Etienne : il est décédé en janvier dernier.
Il s’était rendu quatre fois sur place pour préparer la manifestation. Il avait aussi par le passé participé ici à plusieurs expositions collectives, et le musée possède en outre douze œuvres de lui, dont huit données par la collectionneuse Vicky Rémy.

Dennis Oppenheim. Theme for a Major Hit.

Dennis Oppenheim. Theme for a Major Hit.

Il a conçu  ce parcours en trois temps, dont le premier se situe dans la plus grande salle du musée. Dans une semi-obscurité sont disposées deux œuvres historiques de 1974 et 1975. Theme for a Major Hit, qui présente 22 pantins de 80 centimètres de haut suspendus par un fil au plafond.
Grâce à un petit moteur, ces marionnettes dansent sur un refrain écrit par l’artiste, «It ain’t what you make, it’s what makes you do it» ( «ce n’est pas ce que tu fais, c’est ce qui te pousse à le faire»), clin d’œil, explicite à l’époque, vers l’art conceptuel. La seconde installation, Table Piece, se compose d’une table basse de 20 mètres de long avec, à chaque bout, un petit personnage assis. A force de répéter en boucle et de plus en plus fort les termes «black» et «white», ils brouillent totalement leur message.

Sur le visuel panoramique c’est le son enregistré au musée qui a été retranscrit, contrairement à la vidéo, qui n’a été créée qu’à titre d’exemple.

La chanson d’origine est jouée par Roger Welch à la batterie et Bill Beckley à la guitare, deux artistes plasticiens.

GIANNI DESSI: TU x TU

Le musée d’art moderne de St. Etienne a écrit que Gianni Dessi, né à Rome en 1955,  fait partie de la génération post Arte Povera qui effectue un grand retour vers le pictural à travers la peinture en explorant ses possibilités infinies.

A la fin des années 1970, il collabore avec des groupes de l’avant-garde théâtrale tout en développant une peinture épaisse mêlant divers matériaux et organisée généralement autour d’un élément central proéminent. Il expose régulièrement en Italie et ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées et collections internationales (Groninger Museum, MoMA, Les Abattoirs Toulouse…), mais il s’agit à Saint-Etienne de sa première exposition personnelle en France.

Cette exposition a été réalisée en collaboration directe avec l’artiste, il a sélectionné les œuvres et imaginé le parcours, invitant le visiteur à des face-à-face savamment orchestrés.En effet les œuvres présentées mêlent peintures et sculptures des années 1999 à 2011 dans une déambulation poétique et atmosphérique, liée notamment à l’ambiguïté des matériaux.
Les peintures, qui ont été au cœur de sa création depuis la fin des années 1970, deviennent presque des objets dans lesquels caoutchouc, ciment ou surfaces noires sont pris dans une résine brute. Les sculptures quant à elles sont présentées selon des modalités très précises, utilisant systématiquement des aplats noirs ou jaunes, sur l’œuvre, son socle ou le mur qui lui sert de scène.

Gianni Dessi s’est débarrassé des règles de l’art pour repenser sa création comme un ensemble libre et parfois théâtral.
Dans “Uno, due e tre” (2004) par exemple, les trois figures sculptées de façon grossière à partir de plâtre et de tressage de fibres, sont rassemblées et aplaties visuellement par l’apposition d’un rectangle noir à la fois sur les figures et sur le mur. Le rectangle est ainsi recomposé si et seulement si le visiteur se place à un point très précis. Gianni Dessi nous invite à adopter son regard, pour le fixer au centre de l’œuvre.
Dans l’œuvre monumentale “Tu x Tu” (2010), Gianni Dessi a réalisé un hommage au  poète américain Ezra Pound avec un portrait sculpté de 2,50 mètres de haut, peint en jaune, et fondu sur un mur et un sol peints aussi en jaune. Le jaune lumineux est pour l’artiste “la couleur la plus impertinente qui existe […]. C’est une couleur qui, d’un point de vue optique, est toujours en mouvement, n’appartient pas au lieu qu’elle occupe.” Le portrait de l’écrivain irradie pour devenir atmosphérique, omniprésent et délicat.

L’œuvre de Gianni Dessi réaffirme le pouvoir d’une poésie immanente et sensible, délicate et imposante.


CHUNG SANG HWA

Quant à Chung Sang Hwa, c’est Lorand HEGVI, Directeur général du Musée d’Art Moderne qui dira ceci de lui:

“Plus le spectateur s’intéresse de près aux détails visuels plastiques de la surface sensuelle de la toile, aux agissements subtils du peintre, aux méthodes de structuration picturales et physiques de son travail, plus il s’approche également d’un autre domaine méditatif et émotionnel du processus artistique, à savoir la poésie, la stratégie véritablement poétique de l’œuvre d’art”.

Chung Sang Hwa est né en 1932 en Corée du Sud. Il passe une année en France avant de s’installer au Japon entre 1969 et 1976, puis revient habiter en France jusqu’en 1992, date à laquelle il rentre définitivement en Corée.
Ce peintre réalise une œuvre très personnelle et modeste, au rythme d’une répétition lente et silencieuse.
Les toiles semblent monochromes et uniformes, blanches, noires, bleues ou rouges plus rarement. Pourtant chacune est unique dans le processus aboutissant à leur conclusion : le peintre repeint et retire les couches de peintures les unes après les autres.
Il forme des quadrillages monochromes dont chaque espace varie par le retrait ou l’ajout d’une couche de peinture.
Les bords des carrés ou des triangles pris dans le quadrillage sont le produit de ce processus de grattage.
Tout l’art de Chung Sang Hwa est de jouer sur cette unique partition, selon des modalités subtiles et silencieuses, à peine visibles. Ce qui peut apparaître dans un premier temps impersonnel et indifférent se révèle riche de variations et de vibrations dues à cette surface accidentée qui incite l’œil à prendre le temps de la contemplation, de la circulation, de l’immersion.
L’exposition montre soixante toiles recouvrant plus de trente ans d’une création unique et personnelle, d’une démarche isolée, comme à côté de la vie, pour mieux se concentrer sur l’essentiel, sur la profondeur d’une couleur ou d’une matière, sur un rectangle de vie à même de happer le regard du spectateur. Les vestiges et la trace du geste deviennent force vitale dont la calme permanence est frappante.

 

 

Différentes vues

Gianni Dessi, Yellow Balloon

Retrouvez nos dernières réalisations en cliquant sur ce texte.


 

Merci de votre attention.

 

 

Be Sociable, Share!

Post to Twitter