Arts & Culture

Le «Jardin Extraordinaire» Rosa Mir, Lyon.

Jardin des inventions et figures insolites

 


Les musiques, quand elles sont présentes, sont là à titre d’exemple. Vous pouvez les arrêter quand bon vous semble.
Vous pouvez à tout moment accéder à des vues différentes de la pièce visitée en effectuant un clic droit sur n’importe quelle partie de la pièce.
En promenant votre pointeur, vous remarquerez des “hotspots” de formes ou de couleurs différentes. Ces “hotspots” vous indiquent des fenêtres contenant des vidéos ou des photos… des renseignements sur l’artiste ou sur l’oeuvre ou l’endroit.
 Il suffit de cliquer à nouveau dessus pour les refermer.
Certains de ces “hotspots”  vous permettront de passer d’une pièce, ou d’un site, à l’autre.
Une pile de miniatures se trouve à en bas à gauche de votre écran, vous permettant également de passer d’un endroit à un autre, tout comme la géolocalisation sur le radar situé à gauche.
Les visites virtuelles, qui sont optimisées pour les navigateurs Safari, Chrome et Firefox,  sont supportées par les systèmes Apple, Linux et Windows, mais également par l’iPhone 4, l’iPad 2 et certains Blackberry et Samsung.
Vous trouverez les liens vous y menant ci-dessous.
Bonne promenade.

En plein cœur de la Croix-Rousse, à Lyon, aménagé dans une cour intérieure, se niche le jardin Rosa Mir.
Cet étonnant jardin fut créé par un maçon-carreleur réfugié de la guerre d’Espagne: Jules Senis Mir.
Ce dernier, atteint d’un cancer de la gorge  dans les années 50,  avait fait le vœu de construire un jardin s’il sortait vivant de l’hôpital.
Il y consacra les 20 dernières années de sa vie et le dédia à sa mère, Rosa et à la vierge.
Ce petit jardin a été aménagé dans une cour intérieure de l’immeuble du 83, grande rue de la Croix-Rousse.
On y accède par un passage situé au n°87 de la même rue.

Il composa son jardin d’un ensemble de colonnes et de traverses qu’il décora de pierres et de milliers de coquillages récupérés auprès des mareyeurs des Halles de Lyon alors situées aux Cordeliers.

Cet ensemble ne fait pas plus de 400 m², mais le dépaysement y est total.
On déambule dans ce petit lopin de terre, coincé entre les immeubles, où cet étonnant maçon s’inventa une sorte de chapelle sans dieu ni toit, que l’on dirait inspirée de l’œuvre de Gaudi.
Ou du facteur Cheval.
On admirera également la manière réfléchie dont chaque coquillage et chaque pierre ont été plaqués sur la structure ainsi que ce mélange d’art floral et de structures décorées qui marie le minéral et le végétal.

Peu de temps avant de disparaître, en 1983, des ennuis ont fait craindre à Jules la vente de son rêve et sa destruction par les promoteurs.
Ses amis se sont alors regroupés en une association et ont réussi à convaincre la ville de Lyon d’acheter le jardin.
Malheureusement, très peu entretenue depuis vingt-cinq ans, l’œuvre montre aujourd’hui de graves fragilités et se dégrade.
Les campagnes de plantations ne sont pas toujours respectueuses de la création d’origine et un plan de restauration aurait été annoncé par la Ville de Lyon.
Cet endroit si particulier, très fréquenté par des visiteurs venus du monde entier, reste néanmoins assez méconnu des Lyonnais.
Comme le disait le chroniqueur de l’émission de France 5 Silence, ça pousse, «nul n’est prophète en son pays… Cette ignorance pourrait bientôt être fatale à ce jardin très personnel et poétique.»

Depuis le 24 décembre 1987, le jardin est classé au titre des monuments historiques


Association des amis du jardin Rosa Mir
87, grande rue de la Croix Rousse – 69004 Lyon

 http://immersive-photography.com/wp-content/uploads/immersive-papillon-blog.jpg

Toutes les images appartiennent à Maya Press LLC, Dover – USA

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  • BrunoVigneron

    Tres joli jardin, vraiment extraordinaire et insolite.