Tourisme

Bretagne, entre chapelles du Faouet et Chaos du Corong…

LE FAOÜET


La ville du Faouët doit son origine à un château féodal qui n’existe plus aujourd’hui. Un des barons, Geoffroy du Faouët aurait participé à la première croisade, auprès de Saint-Louis. La seigneurie du Faouët, propriété de la famille de Boutteville, est élevée au rang de baronnie en 1495, par Anne de Bretagne.
On leur doit la construction des chapelles de Saint-Fiacre et de Sainte Barbe, joyaux de l’art gothique flamboyant, et des halles du Faouët. Ils occupèrent des charges importantes de
chambellan du duc François II et du roi de France François Ier. En 1790, le Faouët devient chef-lieu d’un district regroupant 17 communes. Le territoire du Faouët est de 3512 hectares, dont la moitié environ est cultivée, le reste se partageant entre prairies, bois, landes…
Vers 1740, une bande de malfaiteurs, dirigée par une jeune femme du Faouët nommée Marion, (alias Marie-Louise Tromel) détroussait paysans et marchands.
Michel Favart réalisa un téléfilm sur elle en 1997.
Le nom du Faouët vient du breton Ar Faoued et signifie “un lieu planté de hêtres”. Ces arbres y sont encore assez nombreux pour justifier cette appellation

Les musiques , quand elles sont présentes, sont là à titre d’exemple.
Vous pouvez les arrêter quand bon vous semble.

Vous pouvez à tout moment accéder à des vues différentes de la pièce visitée en effectuant un clic droit sur n’importe quelle partie de la pièce.
En cliquant sur l’icône ” Plein écran” située dans la barre d’icônes en bas (4eme en partant de la droite, 8eme en partant de la gauche) , vous vous rendrez vite compte que c’est bien plus agréable.
En promenant votre pointeur, vous remarquerez des “hotspots” de formes ou de couleurs différentes. Ces “hotspots” vous indiqueront fenêtres contenant des vidéos ou des photos… des renseignements sur l’artiste ou sur l’oeuvre ou l’endroit.. Il suffit de cliquer à nouveau dessus pour les refermer. Certains de ces “hotspots” vous permettront de passer d’une pièce, ou d’un site, à l’autre.
Une pile de miniatures se trouve à en bas à gauche de votre écran, vous permettant également de passer d’un endroit à un autre.
Tout comme une liste située en haut a droite.
Les visites virtuelles, qui sont optimisées pour les navigateurs Safari, Chrome et Firefox, sont supportées par les systèmes Apple, Linux et Windows, mais également par l’iPhone 4, l’iPad 2 et certains Blackberry. ou Samsung.
Vous trouverez les liens vous y menant ci-dessous.

Bonne promenade.

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LA CHAPELLE ST. FIACRE

Saint Fiacre,ermite irlandais, est connu comme le patron des jardiniers. On l’invoque contre toutes sortes d’abcès et on le prie le lundi de Pâques, aux Rogations et lors du pardon, le dernier dimanche d’août.

Perdue dans la campagne, 2,5 km au sud du bourg, la chapelle de Saint-Fiacre, bâtie à partir du XVe siècle, a très probablement été bâtie sur un édifice plus ancien. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques.

Véritable petit chef-d’œuvre de l’architecture gothique flamboyante bretonne, son élégance et l’harmonie des proportions dans lequel elle est édifiée en font une étape incontournable.
La chapelle possède un clocher à balcon fréquemment retrouvé en Bretagne. Ses tourelles s’élevant sur une façade découpée en trilobes sont richement ornées de contreforts, niches à dais, armoiries et pinacles.
Mais ce qui attire surtout les touristes du monde entier, c’est son très célèbre jubé, véritable dentelle de bois sculpté de style flamboyant. Certains disent de lui qu’il est le plus beau jubé de Bretagne.

A l’intérieur, la tribune est dominée d’une représentation étonnante du Christ crucifié et des deux larrons. On peut également y admirer des curieuses statues personnifiant les vices et les péchés:

  • – le vol (un homme cueillant des fruits sur un arbre)
  • – l’ivresse (un homme vomissant un renard)
  • – la luxure (un homme et une femme)
  • – la paresse (un sonneur breton)

Ainsi que des statues figurant les scènes de la tentation d’Adam et Eve, de l’Annonciation et du Calvaire, du coté de la nef.
Une légende raconte que des anges transportaient d’une chapelle à l’autre les outils des ouvriers qui se reposaient pour permettre à leurs compagnons de travailler pendant ce temps.
Une vieille chapelle aurait précédé celle-ci, de même qu’un hôpital, ce qui semble être attesté par l’inscription sur une pierre dans le mur d’une maison voisine
Le site de Saint-Fiacre s’est enrichi en 1979 d’un très ancien monument, impossible à dater, exhumé de la vase par une équipe de bénévoles de l’association Breiz Santel. Il s’agit d’une suite de trois bassins dallés, appelés fontaine de Saint-Fiacre, où coule une source réputée pour guérir les maladies de la peau.
Ces vestiges pourraient être un ancien lieu de soins pour lépreux du Moyen Age.

D’avril à mi-novembre: tous les jours, de 10h à 12h et de 14h à 18h. De mi-novembre à fin mars: le samedi, le dimanche et le lundi, de 14h à 17h.
Tél. 02 97 23 23 23


LA CHAPELLE STE BARBE
A la fin du XVe siècle, le cadet des seigneurs de Locmalo, Jean de Toulbodou quitte son manoir de Guidfoss en Plouray pour aller chasser. Alors qu’il se trouve sur les terres de Jean de Boutteville, seigneur du Faouët, il se fait surprendre par un orage d’une rare violence. 
Les gigantesques rochers qui l’entourent sont frappés par la foudre et des quartiers de roches se détachent de la paroi verticale. Mort de peur, Jean voit sa fin approcher et prie alors Sainte Barbe, ordinairement invoquée pour se protéger du feu et de la foudre. Il lui promet, si elle le sauve, de lui ériger une chapelle en ce lieu. L’orage prend fin soudainement. Fidèle à sa promesse, il entreprend la construction de cette chapelle le 6 juillet 1489

Située à flanc de colline, elle domine la vallée de l’Ellé. 
Elle est accessible, soit à pied en remontant l’Ellé, soit depuis le bourg. 
Elle est enchâssée dans un site remarquable : le sommet de la colline offre une vue magnifique sur la vallée. En dessous, au pied d’un escalier monumental à balustres, se trouve la chapelle; seule une cloche pour les pèlerins se trouve en haut et lorsqu’ils arrivent ils doivent faire sonner la cloche pour attirer sur eux la bénédiction du ciel. Aujourd’hui c’est plutôt devenu le jeu préféré des enfants
La chapelle est dépourvue de nef en raison de l’exiguïté du terrain sur lequel elle est construite.

En partant sur la droite vous trouverez un sentier qui mène à la fontaine de dévotion. 
Celle-ci, datant de 1708, est aménagée dans un enclos carré à banc intérieur et une niche abrite une statue de Sainte Barbe. 
Selon la légende, les jeunes filles célibataires y jetaient une épingle à tête ronde en tâchant d’atteindre l’orifice percé dans le bassin de la fontaine pour savoir si elles se marieraient dans l’année. En poursuivant sur le sentier, on accède aux berges de l’Ellé.
Lorsqu’on se promène dans cette foret magnifique, on s’attend à tout moment à voir surgir quelque lutin facétieux….

D’avril à mi-novembre: tous les jours, de 10h à 12h et de 14h à 18h. De mi-novembre à fin mars: le samedi, le dimanche et le lundi, de 14h à 17h.


LE CHAOS DU CORONG

 

En plein coeur des Côtes d’Armor, au beau milieu de la forêt de Duault, près de Locarn, les Gorges de Corong offrent un paysage spectaculaire.
En suivant la rivière de Follezou et en se taillant un chemin par les landes, on découvre alors un immense amas de rochers pétri de légendes, un lieu quasi magique.
L’une d’elles raconte qu’un géant nommé Boudédé, passant près du ruisseau, se serait débarrassé des cailloux qui le gênaient dans sa chaussure, créant ainsi cet amas rocheux.  Une autre version, plus légendaire, raconte que ce bois aurait été entouré par le diable en une nuit afin de l’isoler.


Une autre encore, plus réaliste,  raconte que le mur de pierres, qui entourait la forêt, aurait été construit au XIIIe siècle par les paysans qui élevaient des étalons et des sangliers sur les terres des templiers.
La forêt abrite une faune impressionnante. La nuit, les loutres , témoins de la pureté de l’eau, pointent le bout de leur museau.
Sur les quelque mille loutres répertoriées en France, près d’un tiers vit en Armorique.
Nés de l’érosion, cet immense amas de rochers a été formé à l’ère secondaire, où les eaux de pluies en s’infiltrant dans les fissures ont provoqué une altération chimique de la roche.
Ces blocs ont été jadis le refuge de groupes de Chouans.
Au printemps, quand le soleil montre son nez, les jonquilles, ancolies et mercuriales colonisent les berges de la rivière

 

** Savez-vous qui était Ste Barbe?

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