Ou, quand et comment?

La photographie est née de l’envie de représenter le monde. 


Le champ de vision humain étant plus large que haut, les photographes ont alors imaginé de coller, d’assembler entre elles plusieurs images qui représentaient la scène qu’ils avaient autour d’eux.

Qui a eu, le premier,  l’idée de faire des images panoramiques?

Les origines.
C’est vers 1794 que commence l’aventure.
Le peintre irlandais Robert Barker (1739-1806) en inventa le principe. 
Il imagina une nouvelle attraction: une toile peinte circulaire et tendue dans un bâtiment, de forme cylindrique, lui donna le nom: «panorama» qui se compose des termes grecs pan “tout” et horama “voir” et fit breveter son invention à Londres, en 1796.
Cette ville servira d’ailleurs à son premier panorama, le premier au monde.
S’ensuivront le port et la ville de Portsmouth, puis Édimbourg, sa ville natale suivis de plusieurs autres villes anglaises.

BARKER_EDINBURGH

Edinburg

La vente du brevet à l’étranger fit sa fortune.
C’est à ce moment que le peintre français Pierre Prevost entre dans la danse.
Il était le détenteur du brevet pour la France, et le rendit célèbre sur le continent à tel point qu’aujourd’hui encore on le croit inventeur du procédé.
L’entreprise des panoramas lui ayant fait contracter des dettes considérables, mais qu’il était parvenu à honorer, son projet fut de consacrer ses gains au soulagement des indigents.
La mort ne lui permit pas de réaliser ces vues.


Un de ses assistants , Louis-Jacques Mandé Daguerre, fit à son tour fortune avec un procédé semblable, le DIORAMA.
Il créa une représentation peinte de scènes de batailles napoléoniennes. Le procédé était assez simple: d’immenses tableaux, peints sur une toile translucide, illuminés de manière dramatique afin de reproduire le mouvement et l’éclairage d’une bataille. Il connut un très grand succès commercial dès 1822: on y allait comme on va au cinéma voir «La Guerre des Étoiles» ou «Avatar». Grâce à l’argent gagné avec son Diorama, Daguerre put se consacrer à la photographie et reprendre les expériences de Nicéphore Niepce.

La photographie panoramique, quant à elle, s’est développée dès le début de la photographie «conventionnelle».
Les premières images panoramiques, faites sur des plaques à format horizontal, datent approximativement de 1840. Des appareils spéciaux, conçus pour saisir une image à champ très large, furent créés. En 1842 Girault de Prangey, a ainsi représenté Rome, vue depuis la colline Palatine.

Aujourd’hui, l’avènement du numérique à facilité l’utilisation des images digitalisées et des logiciels adaptés pour assembler les panoramas. On peut construire maintenant des images beaucoup plus large, à condition d’éviter les déformations et erreurs de perspective.

L’avancée technologique de la photo numérique couplée a Internet nous a tout naturellement porté vers le panorama “sphérique”.
Quand plusieurs images “fisheye” sont utilisées pour composer une scène, toutes les difficultés possibles se conjuguent pour rendre presque impossible la création d’une image parfaite:
– défauts optiques
– changement de la lumière
– alignement imparfait des prises de vue
Autant de problèmes qui doivent être surmontés par une technicité parfaite: une erreur d’un petit millimètre fausserait le résultat final. Les différents logiciels utilisés pour composer ces panoramas prennent les “hémisphères” (photos fisheye rondes) et reconstituent des perspectives rectilignes avant de joindre les images pour en créer une seule qui contient la scène entière. Au contraire des panoramas classiques, les photos sphériques doivent être visionnées sur l’écran d’un ordinateur, certaines tablettes ou smartphones récents.
Le résultat en revanche vaut bien tous ces efforts: un panorama peut couvrir 360°, c’est-à-dire effectuer un cercle complet autour du spectateur, un peu comme si ce dernier était placé dans une bulle.

A présent, différentes structures telles que la Nasa ont recours à la photo panoramique.
Elle utilise la photographie immersive en 3D afin de guider ses robots à l’intérieur de la navette spatiale, ce qui permet aux chercheurs de voir les différentes situations comme s’ils y étaient.


Google Street View propose ce style d’images qui, même si elles comportent de nombreuses erreurs d’assemblage, ont le mérite de vous montrer précisément l’endroit où vous devez vous rendre. De plus en plus de musées recourent également à cette technologie.


Nous sommes bien loin de la toile circulaire de Robert Barker….

Un site en anglais: http://www.panoramaonview.org/panorama_history.html

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  • Caroline

    J’apprécie beaucoup ce qui se dégage du site. Une réelle sérénité. Je fais de la visite virtuelle aussi. Votre travail est très beau. Merci et au plaisir.